Quand une entreprise change de mains, ses applications aussi
Un CRM maison, un portail client, un outil de devis : ils sont vendus avec la société. Avant la signature, sachez dans quel état ils sont.
Vous vous reconnaissez ?
Vous vendez votre société, ou vous en rachetez une. Elle tourne sur un outil fait pour elle : un CRM maison, un portail client, un outil de devis, une application web ou mobile. Il fait partie de ce qui est vendu, au même titre que les clients et les contrats.
Pendant la cession, on examine les comptes, les contrats et le personnel. L'outil, plus rarement : personne autour de la table ne lit du code, et celui qui l'a construit n'est pas toujours là pour l'expliquer. Le cédant ne peut pas montrer que l'outil n'est pas un passif. L'acquéreur découvre ce qu'il a racheté après la signature.
Ce qu'un outil inconnu coûte dans une cession
Ces questions trouvent toujours une réponse. Avant la signature, elle se négocie. Après, elle se paie.
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Le prix
Le prix de la société tient‑il compte de ce que l'outil coûtera à garder en vie, ou à remplacer, dans les douze mois ?
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La personne qui le connaît
Qui a construit l'outil, qui le maintient aujourd'hui, et sera‑t‑il encore là après la signature ? Parfois, c'est le cédant lui-même.
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Les clés
Le code, l'hébergement, le nom de domaine et les comptes administrateur sont‑ils au nom de la société, ou au nom de quelqu'un qui s'en va ?
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Le passage aux systèmes de l'acquéreur
Si la société passe sur les outils de l'acquéreur : quelles données reprendre, dans quel ordre, et combien de temps l'ancien outil doit‑il encore tourner ?
Avant la signature, vérifiez
Pour le cédant, c'est le dossier à préparer. Pour l'acquéreur, ce sont les questions à poser.
- L'inventaire. Les outils dont l'entreprise dépend, faits sur mesure ou achetés : qui les utilise, et ce qui s'arrête s'ils tombent.
- Le code source. Où est le dépôt, qui y a accès, et à qui appartient le code selon le contrat signé avec celui qui l'a développé ?
- Le nom de domaine et l'hébergement. À quel nom sont les comptes, qui paie les factures, et quand tombent les renouvellements ? Un compte au nom du dirigeant qui part ne suit pas la société.
- Les accès. Les comptes administrateur de l'application, du serveur, de la base de données et des services tiers : qui les détient, et comment seront‑ils remis ?
- Les abonnements et les licences. Ce qu'ils coûtent par an, à quel nom ils sont, et s'ils peuvent être transférés.
- Les personnes. Qui maintient l'outil aujourd'hui, avec quel contrat, et ce contrat survit‑il à la cession ?
- Les données et les sauvegardes. Où sont les données, et une sauvegarde a‑t‑elle déjà été restaurée pour vérifier qu'elle fonctionne ?
- La documentation. Un document explique‑t‑il l'outil à quelqu'un qui ne l'a pas construit ?
- L'après. Si la société garde ses systèmes : qui les maintiendra ? Si elle passe sur ceux de l'acquéreur : quelles données reprendre, et pendant combien de temps les deux tourneront‑ils en parallèle ?
La liste complète, et pourquoi chaque point compte : reprendre une application que plus personne ne maintient.
Comment nous intervenons
Dans les deux cas : que la société garde ses propres systèmes, ou qu'elle passe sur ceux de l'acquéreur.
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L'évaluation technique
En deux semaines, notre bilan de santé dit dans quel état sont les applications, ce qu'elles coûtent, ce qui va casser en premier et ce qu'il faudra y investir. Il se termine par un rapport écrit, avec les travaux chiffrés.
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L'intégration
Quand la société passe sur les systèmes de l'acquéreur, nous conseillons l'intégration (quels outils garder, quelles données reprendre, dans quel ordre), ou nous la réalisons à prix fixe. Elle commence aussi par l'évaluation technique : on ne migre bien que ce qu'on connaît.
- Pour le cédant : montrer que ses applications ne sont pas un passif, et défendre son prix.
- Pour l'acquéreur : savoir ce qu'il rachète, plutôt que de le découvrir après la signature.
Indépendant et confidentiel
Le rapport chiffre les travaux, il ne les vend pas. Dans une cession, ses estimations servent à la négociation. Nous ne proposons d'intervenir qu'après la signature, et seulement si vous le souhaitez.
Nous signons votre accord de confidentialité, et nous ne citons jamais une cession, ni avant ni après la signature.
Par où commencer ?
Vous êtes le cédant ? L'autodiagnostic gratuit vous donne une première idée en dix questions.
Vous accompagnez des cessions, comme conseil, réviseur d'entreprises ou expert-comptable ? Notre fiche d'une page (PDF) se transmet à un cédant ou à un acquéreur. Ou parlons-en.
Toutes les situations : reprise d'application existante.