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Votre prestataire informatique ne répond plus

Vos e‑mails restent sans réponse, le téléphone sonne dans le vide, et l'application tourne toujours. Pour l'instant.

Vous vous reconnaissez ?

Une société informatique ou un développeur indépendant a construit votre application, et s'en occupait. Les réponses sont devenues plus lentes, puis plus rares. Aujourd'hui, une demande attend depuis des semaines, la facture d'hébergement continue de tomber, et personne ne peut vous dire si la panne de mardi va revenir.

Les raisons sont souvent banales : la société a changé de cap ou de propriétaire, votre compte est devenu trop petit pour elle, la personne qui suivait votre dossier est partie. Parfois, le site du prestataire a disparu, ou la société a été radiée de la Banque-Carrefour des Entreprises. Ce n'est pas forcément de la mauvaise volonté. Mais votre activité dépend toujours d'un outil dont plus personne ne s'occupe.

Ce que ce silence vous coûte

Rien ne change en apparence. C'est justement le risque.

  • La panne sans numéro

    La dernière fois que l'outil a planté, qui avez‑vous appelé, et combien de temps ça a duré ?

  • Les factures qui continuent

    Payez‑vous encore un hébergement, une maintenance ou des licences pour un service que plus personne ne rend ?

  • Les clés chez un autre

    Si le prestataire ferme demain, votre serveur, votre nom de domaine et votre code restent‑ils accessibles ?

  • Les mises à jour en retard

    Qui a appliqué la dernière mise à jour de sécurité à l'application et à son serveur, et quand ?

Chaque semaine de silence ajoute un peu de risque. Le jour où quelque chose casse, vous découvrez ce que vous ne contrôlez plus.

Cette semaine, sécurisez

Avant de changer de prestataire, sachez ce qui est à votre nom, et ce qui ne l'est pas.

  • Rassemblez ce que vous avez. Contrat, devis, factures, e‑mails contenant des identifiants, accès à un tableau de bord d'hébergement : tout dans un seul dossier.
  • Le nom de domaine, en premier. Retrouvez le registrar (sur le site de DNS Belgium pour un domaine en .be, avec un service « whois » pour les autres) et qui gère les DNS ; le registrar peut vous confirmer le titulaire et la date de renouvellement. Un domaine expiré, ou des DNS que plus personne ne peut modifier, coupent le site et, souvent, les e‑mails.
  • L'hébergement. Qui reçoit la facture, et à quel nom est le compte ? Si le prestataire paie et vous refacture, demandez le transfert du compte à votre nom ou, au minimum, un accès administrateur.
  • Une sauvegarde complète. Demandez une copie du code et de la base de données, et gardez-la ailleurs que chez le prestataire.
  • Le code source. Où est le dépôt, et y avez‑vous accès ? Vérifiez dans le contrat à qui appartient le code et ce qui est prévu à la fin de la collaboration.
  • Les accès. Listez les comptes administrateur de l'application, du serveur, de la base de données et des services tiers. Pour chacun : qui le détient, et avez‑vous le vôtre ?
  • Les abonnements. Licences, API, envoi d'e‑mails, certificats, comptes App Store et Google Play : qui les paie, et à quel nom ? Un abonnement payé par un prestataire qui disparaît s'arrête avec lui.
  • Une demande écrite, courtoise et précise. Listez ce dont vous avez besoin (accès, code, sauvegarde, transfert du domaine et de l'hébergement), donnez une date, et gardez une trace. Un e‑mail précis obtient plus de réponses qu'un reproche.
  • Ne coupez rien trop tôt. Ne résiliez ni l'hébergement ni le contrat avant d'avoir récupéré le code, les données et les accès. Si rien ne bouge, un juriste vous dira ce que prévoit votre contrat.

La liste complète, et pourquoi chaque point compte : reprendre une application que plus personne ne maintient.

Reprendre la main, avec ou sans lui

Quand votre prestataire répond encore, même lentement, nous préférons travailler avec lui. Une passation ordonnée vaut mieux qu'un départ fâché.

Tout commence par un bilan de santé, en deux semaines. Nous partons de ce dont vous disposez : les accès que vous avez, le serveur, la base de données, ce qui reste du code. Vous n'avez pas le code source ? Nous commençons par là : le récupérer fait partie du bilan.

Et pour ne plus rester sans réponse : la garantie de disponibilité, une ligne mensuelle qui vous garantit un délai de réponse. Autrement dit, quelqu'un répond quand ça casse.

Par où commencer ?

Ou est‑ce plutôt votre équipe qui n'a plus le temps, ou votre développeur qui est parti ?

Toutes les situations : reprise d'application existante.